06/02/2011
Facebook au Patro
Une illustration de commande récente, réalisée pour la Fédération des Patros pour laquelle je travaille depuis 1985! C'est la seconde jeunesse du Pivert, la mascotte créée il y a 25 ans pour ce mouvement de jeunesse, et les sujets évoluent avec le temps, c'est normal. Ici, par exemple, une illustration qui accompagne un article sur les écueils possibles de Facebook. © FNP et Benoi Lacroix 2011
09:20 Publié dans illustration de commande, mascottes | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : facebook, mascotte, pivert, patro, fnp, gilly, benoi, benoi lacroix, mouvements de jeunesse |
12/02/2009
Veux-tu être mon amibe?
Youpie une histoire comme les Shadocks, allez asseyez-vous et lisez:
Dans un pays lointain vivaient des organismes différents les uns des autres, imaginatifs et quand même un rien rudimentaires, on les appelait des cellules. Elles avaient du corps. mais elles furent contractées par la fièvre de Fiessebouc, la fête du vide jour et nuit. Elles n'arrêtaient pas de se demander (même entre frère et sœur, même entre prof et élève, même entre patron et sous-fifre, même entre petite communiante et vieux croûton): "Veux-tu être mon amibe, veux-tu être mon amibe?" Elles faisaient la danse du ventricule en comptant leurs copines amibes sur le bout des ventouses. Elles se "pokaient" (une sorte de pogo se classe maternelle dans le genre "coucou c'est toi qui y est"). Elles se disaient tous leurs secrets avec le téléphone sans fil, même aux amibes de leurs amibes.
Evidemment elles ont contracté des sales maladies sur leurs fesses de bouc, genre la chtouille ou l'Herpesbouc (ou même le MyherSPès qui est plus rare et moins branché). Elles ne s'étaient pas protégées, ni les tontons ni les jeunes, tout le monde dans le même panier, même les mortes (ou celles qui avaient mis le masque de quelqu'un d'autre pour mieux "poker"). Dans ce monde où ne régnait que le courant d'air ils et elles attrapèrent rhumes au disque dur, des pannes à leur libido, de l'acne comme les gamins. Et malgré tout les amibes restaient contentes d'être des amibes.
Après, les jeunes et les vieux, les tontons et les sous-fifres, les communiantes et les patrons draguèrent dans le même panier et tout le monde découvrit parmi les amis: des cocus, des célibataires tout neufs, des tout seuls depuis toujours, depuis une minute, des cons tagués des morues larguées, des usurpateurs patentés, ça sentait le pourri mais les amibes restaient quand même contentes toutes ensemble dans le même sac de crabes. Et leurs fraises d'amibes composaient une collection énorme et formatée, sans esprit critique, sous le copyright de Fraisebouc.
C'était trop tard mais elles ne se révolteraient plus. Les petites amibes étaient devenues l'objet de l'objet, les soldats matriculés et trépannés d'une machine commerciale à laquelle, de bon cœur et avec une angélique naïveté, elles avaient légué ce qu'elles avaiant de plus cher: amour, amitié, et surtout intimité. Le réseau de zéros occupait son temps à jouer comme des marmots ou faire des bêtises en groupes de lardons. Elles s'étaient rendues à l'évidence: pour être une vedette il faut savoir faire des sacrifices. Et c'est quand même si chouette d'avoir des amibes.
08:30 Publié dans inédits | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : facebook, fessebouc, citoyennete, esprit critique, cartoon, benoi lacroix |
















































































































